22/12/2018 – Le CO-D’ÈVE s’exporte en Italie

22 décembre 2018Non classé

Le premier groupe italien de co-développement au féminin est actif ! Il réunit six femmes de la région de Trévise (Italie).

 

Le premier groupe italien de co-développement féminin à Venise

 

Elles se nomment Francesca, Lucia, Maria, Marina, Michela et Sonia. Elles sont respectivement maîtresse d’école, psychologue, consultante en ressources humaines, infirmière, gestionnaire dans une fondation et coordinatrice de projets pour de jeunes enfants et leurs familles. Elles sont venues à Venise pour expérimenter le CO-D’ÈVE : « Maria nous a invitées en disant juste que nous allions vivre une expérience extraordinaire », confie l’une. Et sa compagne d’ajouter en plaisantant : « Je n’ai pas bien su lui expliquer ce que nous allions faire, mais j’ai rassuré mon mari en disant qu’il n’y aurait que des femmes »… Pour se libérer une veille de Noël, il a en effet fallu une sacrée dose de motivation, soutenue par une vieille amitié !

Une expérience inédite pour se mettre en action

À peine sont-elles installées dans un beau palais sur le Canal Grande que démarre la première séance.  Les présentations, les consignes et quelques questions sont vite expédiées pour rentrer dans le vif du sujet. Le thème retenu ce 21 décembre 2018 est « Comment aider ma fille de 11 ans qui a des ennuis avec ses camarades au collège sans interférer dans sa prise d’autonomie ? ». La « cliente » du jour en ressort cinq actions inédites et concrètes à poser à des dates bien précises, notées dans son agenda. Elle sait que le groupe lui en demandera des nouvelles le mois prochain.

Les autres participantes formulent des retours positifs : « C’est vraiment utile de recevoir des questions de clarification : ça te fait déjà avancer… », analyse l’une. « C’est surprenant comment un petit apport de l’une change tout pour l’autre ! », s’étonne son amie. Et une troisième enchérit : « Ma contribution peut devenir une véritable opportunité pour l’autre ! ».

Ma simple contribution devient une opportunité pour autrui

L’une des co-fondatrices françaises est spécialement venue pour animer ce groupe, en attendant la certification d’animatrices locales. Pour profiter de sa présence, une seconde séance aura lieu dès le lendemain. Cette fois, on aborde une problématique d’ordre professionnel et managérial : « Je veux créer un groupe de parole autour du handicap des enfants : comment m’y prendre, à qui le proposer et pour quoi faire ensemble ? ». 

Le bilan reste enthousiaste : « Recevoir les pistes d’action des autres en silence, sans réagir immédiatement, est d’une puissance incroyable. Ça permet de mieux les appréhender toutes, pour seulement ensuite sélectionner ce qui peut s’avérer utile : ça élargit le champ de base de ta décision ! ». La bénéficiaire de la séance analyse pour sa part : « Ça m’a mis de l’ordre dans les idées sans jugement ni contrainte, d’une façon très naturelle… ».

Ni jugement ni directivité

Les six participantes sont déjà engagées dans différents groupes de formation et/ou de réflexion. Elles saluent pourtant l’originalité de la méthode : « Partager un extrait de son vécu d’une façon à la fois simple et structurée rend la compétence de l’une accessible, concrète et possible, pour une autre. ». À l’unanimité, elles reconnaissent que « se retenir de donner des conseils est un vrai combat, mais ça rend les interactions bien plus écologiques, respectueuses »…