08/03/2019 – Une rencontre entre réseaux féminins

14 mars 2019Non classé

À l’occasion de la « Journée internationale des droits des femmes 2019 », les réseaux CO-D’ÈVE et BOUGE TA BOÎTE mêlent leurs effectifs de Nantes (44) pour une séance commune de co-développement au féminin…

L’idée de ce rapprochement provisoire a germé chez Caroline REILHAC-IVANOFF. Depuis qu’elle adhère aux deux organismes, elle a envie de créer ce genre de passerelles entre les groupes de CO-D’ÈVEuses et les cercles de BOUGEUSES. « Je vois beaucoup de similarité dans leur raison d’être et dans leurs pratiques », justifie-t-elle. « Sans être féministes, les deux réseaux ont été créés pour soutenir la spécificité de femmes de tous horizons, qu’elles soient mères au foyer, actives salariées ou entrepreneures. Leur vocation profonde est d’aider les femmes à exister par leur différence et à s’exprimer ».

Des valeurs communes

Selon elle, les deux réseaux partagent les mêmes valeurs. On y mobilise l’intelligence collective sous la forme de partages d’expérience. Il s’agit d’apprendre ensemble, les unes des autres, et de s’enrichir mutuellement en croisant les regards. « Ce genre de pratique est une carte supplémentaire dans la manche d’une maman et/ou d’une entrepreneure ».

Chaque entité garde cependant ses particularités. Au CO-D’ÈVE, on vise la montée en compétences. Les sujets abordés peuvent relever du champ professionnel mais aussi de la vie privée. Dédiée à une problématique précise et unique, la séance mensuelle dure trois heures. Un cercle de BOUGE TA BOÎTE promeut plutôt l’entraide interprofessionnelle. Ses réunions bimensuelles d’une heure et demie se focalisent davantage sur la mise en relation, pour développer du business à partir de prescriptions de confiance.

Des ressorts différents

Chaque réseau porte également des fruits spécifiques. Un cycle de CO-D’ÈVE produit un plan d’action détaillé et concret pour chaque participante. Déterminée par l’intéressée avec l’assistance des autres, cette feuille de route fait l’objet d’un suivi et d’un accompagnement sur plusieurs mois. Une BOUGEUSE quantifie quant à elle les gains effectués ou les économies réalisées grâce à telle ou telle autre. La dynamique collective génère des entretiens particuliers : la plupart des coups de pouce prennent place en « off », en dehors des ateliers.

Pour ce 8 mars, Caroline se réjouit de la présence de Claire LHUISSIER, co-fondatrice du CO-D’ÈVE. Elle pourra présenter l’évolution du Réseau qui fête ses quatre ans d’existence et d’expansion. « Les CO-D’ÈVEuses vont découvrir la philosophie et le fonctionnement des BOUGEUSES. Et je veux surtout que les BOUGEUSES mesurent l’immense richesse du co-développement entre femmes. »

Deux groupes mêlés

« J’étais décidée à partager ce en quoi je crois et que je connais bien… Ça a été facile de mettre les unes en contact avec les autres », complète Caroline. « Je me suis appuyée sur l’envie de chaque partie de créer des liens avec l’autre »…